01.04.2008
Paupérisation
PAUPERISATION
par Michel de Poncins
(Tocqueville Magazine)

Coucou le revoilà : le problème du pouvoir d'achat revient à la surface avec des chiffres de plus en plus inquiétants pour le panier de la ménagère. Il est pas question ici de nier qu'il y ait une augmentation de certains prix de base, mais il faut cependant bien situer où est le vrai problème : c'est celui de la paupérisation générale du pays dont le pouvoir d'achat n'est que l'une des manifestations.
Voici bien d’autres manifestations : l'écroulement des retraites, les difficultés pour les plus pauvres à se faire soigner, le chômage persistant malgré des statistiques qui donnent l'apparence d'une baisse, la prospérité incroyable des diverses formes d'assistance comme les restos du cœur… .
La défaite qu’a subie le pouvoir lors des récentes élections, même s'il faut la relativiser, fut certainement, pour une large part, l’effet de cette paupérisation : ce pouvoir en est largement responsable pour ne pas avoir réalisé la rupture pour laquelle les électeurs l'avaient choisi, il y a quelques mois, et dont il a tellement bien su « causer ».
Pourtant, il vient en peu de temps de prendre des mesures qui, à coup sûr, vont générer encore directement ou non davantage de paupérisation.
Il vient de nommer six secrétaires d'Etat dont personne n'avait besoin dans un pays super administré : l'effet sur la pauvreté est immédiat. Il commence par le transfert d'argent personnel à ces personnes et à leur entourage, cet argent personnel étant prélevé par la force fiscale étatique et donc générant inévitablement l'effet de ruine à due concurrence. Il faut rappeler que le transfert indu d’argent en direction des Hommes de l’Etat représente environ 10 % du PIB, donnée que les médias ne signalent jamais.
L'effet de pauvreté se prolonge par la couche de désordres que ces nominations ajoutent au désordre complet de l'action étatique par la multiplication et l'enchevêtrement des acteurs. Parmi les fonctions de ces secrétaires d’Etat, signalons le secrétariat d'État à l'outre-mer qui, d'ailleurs, remplace un autre titulaire ; un chapitre du rapport annuel de la cour des comptes a démontré clairement l'inutilité d'une telle structure. Mentionnons aussi, parmi d’autres, les vraies chimères que forment « l'économie numérique » et « le Grand Paris ». Au sujet de l’économie numérique, quatre ministères s’en occupent déjà : l’un des principes de la « République Fromagère » est que, pour prétendument corriger l’embrouillamini général, on ajoute un nouvel imbroglio !
Une autre manifestation de l'effet de pauvreté programmé est le nouveau déluge de lois qui nous est annoncé. En effet, pour accélérer les prétendues réformes qui, en fait, n’ont pas vraiment eu lieu, le pouvoir a annoncé que les innombrables ministres se lanceraient au plus vite dans la fabrication de lois nouvelles ; les économistes savent bien qu'une loi nouvelle n'ajoute pas d'argent mais finalement en détruit toujours une grande quantité et, souvent, là où on ne l'attend pas. La rupture impliquerait, au contraire, d’abolir une grand nombre de lois et non d’en créer de nouvelles.
Tout en continuant à projeter l'effet de pauvreté avec une certaine cruauté ou, sinon, de l’inconscience, le même pouvoir adopte un langage martial et parle sans rire de « coups de poing » contre la flambée des prix.
Passons sur certains aspects comiques des coups de poing : Madame Christine Lagarde fut dépêchée dans un supermarché pour faire ses courses crayon en main et démontrer que le camembert n'avait pas augmenté !
On retrouve, inévitablement, à ce stade l'usage abusif des lois. Il est préparé une grande loi fourre-tout dénommée « loi de modernisation de l’économie ». Présumée peser sur les prix dans les super et hypermarchés, elle va comme d'habitude semer la pagaille dans le commerce de détail. Elle interviendrait aussi dans les délais de paiement commerciaux, question que le marché devrait résoudre de lui-même.
Pour couronner le tout dans cet effort pathétique pour recréer une direction de prix, il est question d’une « Haute autorité de la concurrence ». Bienvenue à ce nouveau monstre administratif et à son futur et fastueux président.
Pluie de nouvelles structures, déluge de lois, barrières de papier : les flots de la pauvreté moyenne et grande sont largement ouverts.
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10.03.2008
L'Europe absolutiste
ESPACE SCHENGEN
La fuite en avant
Depuis le 21 décembre 2007, « l'espace Schengen » a été étendu à neuf nouveaux pays au point que, maintenant, à l'exception notable du Royaume-Uni et de l'Irlande, mais aussi de Chypre, de la Bulgarie et de la Roumanie, il n'existe plus de frontières à l'intérieur de l'Union européenne où la libre circulation et la non-discrimination sont désormais les réglés fondamentales. En présentant cette nouvelle « avancée ~>, le président de la Commission européenne, J. M. Barroso, a salué la suppression de « ces obstacles à la paix ». Mais, au-delà des discours officiels et trompeurs, la réalité est tout autre.
Une fois entrés dans lUnion européenne, par le « passage » rendu le plus facile (soit en raison du laxisme des autorités locales, soit en raison de l'impossible résistance au Camp des saints), les immigrés se regroupent par affinité ou en fonction des lois sociales du pays d'accueil. Ils vont dès lors grossir de nouveaux ghettos, comme en Hesse où la campagne électorale pour le renouvellement de son Parlement a permis de mettre en avant une étude établissant que 25% des agressions seraient dues à des immigrés.
De nouveaux ghettos
À côté des pauvres bougres qui viennent chercher en Europe un Eldorado qu'ils ne peuvent pas trouver chez eux - ce qui favorise la propagande fondamentaliste et ouvre la voie à la propagande terroriste -, des bandes organisées viennent y développer des activités aussi criminelles que lucratives. Elles installent leur siège dans un État et commettent leurs forfaits dans un autre, utilisant au mieux les différences entre les lois pénales. Et si, au prix de fichages toujours plus complets de la population, la coopération entre les polices a fait d'immenses progrès pour contrer ces activités criminelles, elles sont cependant handicapées par la renonciation des pouvoirs politiques à cette composante intégrale de la souveraineté nationale que constitue la sécurité des frontières.
L'emprise idéologique
C'est bien cette sécurité des frontières à laquelle les îles britanniques ont décidé de ne pas renoncer, ce qui les a conduit à refuser aussi en grande partie la coopération policière et judiciaire. Et, comme elles veulent conserver pour leurs concitoyens leur régime social, elles ont prié la France de protéger ses propres frontières afin que les immigrés ne sortent pas, par là, de l'espace Schengen pour les envahir. Ce fut tout l'objet du traité du Touquet vendu aux Français par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy. La mesure phare qu'il mit en avant et fut à l'envi relayée par la presse, fut la fermeture du centre d'hébergement de la Croix Rouge à Sangatte. On a beaucoup moins disserté sur l'envahissernent par ces immigrés des ports de Dieppe, Le Havre, Saint-Omer et même Zeebrugge.
Hélas, ces exemples n'ont pas suffit. L'emprise idéologique est devenue telle que pour lutter contre les dégâts causés à l'économie par les « 35 heures » et la retraite à 60 ans, pour lutter contre les dégâts causés à la société par la baisse excessive du taux de fécondité, l'ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, propose une nouvelle fuite en avant en ouvrant grand les portes de l'espace Schengen à une « immigration choisie ». Solution qui aura comme principal effet de permettre aux nouveaux venus d'exercer une pression à la baisse sur les salaires ce dont se réjouit par avance un président de la Banque Centrale Européenne qui aimerait endiguer le déferlement d'une nouvelle vague inflationniste. Mais il ajoute ainsi aux maux actuels un mal supplémentaire : en accueillant en Europe des travailleurs qualifiés en provenance de pays moins développés, on prive ces mêmes pays des compétences dont ils ont terriblement besoin. Et comme ces mouvements conduiront inéluctablement à de nouveaux problèmes d'assimilation, le gouvernement devra alors proposer d'augmenter les quotas de « reconduite à la frontière », « rapatriement humanitaire » et autre « retour volontaire » dont est chargé M. Hortefeux.
François Reloujac
Politique Magazine n°60 Février 2008
16:32 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.01.2008
Dictature du parlement européen?

Il ne se passe désormais plus un jour sans que l'on apprenne que la France a dû se plier aux diktats de l'Europe de Bruxelles, qui devient de plus en plus autoritaire.
Le Parlement de cette Union européenne qui donne des leçons de démocratie à l'ensemble de la planète vient d'adopter une "interprétation" de son règlement intérieur qui abolit de fait les droits politiques des députés.
Désormais en effet, il relèvera du bon vouloir - ou de l'arbitraire - du seul Président du Parlement de déterminer quelles sont les demandes d'intervention ou de scrutin public qui seront ou non recevables.
Un député britannique du PPE (démocrates-chrétiens) qui a eu l'audace de s'élever publiquement, en séance, contre cette disposition honteuse, s'est vu signifier aussitôt tout aussi publiquement par son Président de groupe l'ouverture à son encontre d'une procédure d'exclusion !
Ainsi, dans une enceinte prétendue être la représentation de la diversité des peuples européens et de leurs opinions, seuls ont droit de cité les bénis oui-oui de l'Eurocratie.
Les Français doivent savoir dans quelles mains députés et sénateurs nationaux s'apprêtent à remettre leur destin. Plus que jamais, il faut exiger l'organisation d'un référendum, en France mais aussi dans tous les autres Etats membres.
17:55 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2008
Le royalisme Picard sur France 3
Mercredi 23 Janvier, L'emission Voix publique de France 3 Picardie était consacrée au royalisme contemporain. Si l'on s'attendait à un interet quelconque d'un débat sur la question retour du roi, nous sommes restés sur notre faim. Question chichement mise en avant, interview désuète des Amienois dans la rue qui n'ont pas le temps de rentrer dans le sujet, émission atrocement courte, aucun reportage sur les actions des royalistes locaux...
En dix minutes le tout était bouclé, on reste un peu déçu du manque d'images, et le débat aurait gagné à prendre un peu de profondeur, surtout pour un sujet qui n'est pas souvent abordé dans les journeaux télévisés.
La question de la médiatisation des royalistes peut encore une fois se poser, quid des multiples tentatives régionnales comme nationales, le royalisme pourtant très présent (par exemple à Paris) peine à faire parler de lui, ou alors se fait grassement la farce de quelque journaliste lorgnant d'un oeil hautain ce qu'il fera passer pour un mouvement nostalgique et sans lendemain. Toutefois, le fait que la télévision locale prenne en conscience l'existance d'une veine royaliste dans la région, et en fasse en quelque sorte la pub, est suffisamment rare pour être reporté ici.
Le lien vers la vidéo:
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=vp59b_picardie&...
21:50 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.12.2007
Bienvenue
Bienvenue à nos visiteurs de L'Action Française étudiante en Picardie.
L'Action française est le principal mouvement royaliste français. C'est à la fois une école de pensée et une organisation militante. Monarchiste parce que nationaliste, l'AF est à la pointe du combat souverainiste.
Ce site aura pour but d'informer sur l'actualité, la vie de l'AFE Picardie et de permettre des débats. Un calendrier des actions sera aussi disponible bientôt.
Bonne visite sur notre blog.
20:15 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
